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S'initier à la prospection

Par Alain Cloarec

 

La détection est un formidable loisir, demandant un peu de pratique, mais aucune expérience particulière. Vous pouvez la pratiquer en solitaire, en famille ou trouver un équipier pour partager d’intenses moments de ballades et de découvertes. Il n’y a pas d’âge pour la pratiquer, elle est accessible à tous, les enfants réapprennent l’histoire à travers les monnaies et les objets qu’ils découvrent (matière qui les ennuie à l’école). Les plus “acharnés” se constituent même de petites cagnottes d’euros qui leur facilitent la vie lorsqu’ils veulent se faire un petit plaisir. Les retraités réapprennent à “marcher” en redécouvrant des paysages un peu oubliés. Le casse-croûte dans la voiture, ils partent en week-end prolongé. Il n’est pas rare de les rencontrer sur le bord d’une plage ou dans une forêt et de les entendre hurler à chaque découverte: “Retomber en enfance a vraiment du bon”.



Il est utile de rappeler que l’utilisation du détecteur de métaux est totalement libre dans le cadre d’une recherche de «loisir». Vous ne devez en aucun cas, pénétrer sur un site archéologique avec votre détecteur. En dehors d’un site archéologique, votre recherche ne doit jamais être faite avec l’intention de trouver un objet pouvant intéresser l’art, l’histoire ou l’archéologie... En résumé, si vous trouvez un objet pouvant intéresser l’histoire (hors site) sans avoir eu l’intention de le trouver, vous êtes tenu de le déclarer à la mairie la plus proche du lieu de la découverte (Réglementation et loi).



LE DETECTEUR DE METAUX


Un détecteur de métaux est constitué de 3 parties principales :


• Le boîtier de commande qui renferme la partie électronique, les piles, le haut-parleur, le galvanomètre
et les boutons de contrôle, le haut-parleur. C'est là qu'est généré le signal de transmission et que le signal
de réception est traité et converti en une réponse cible


• La tête de détection (ou disque) qui renferme le bobinage.


• La poignée /canne qui permet le maintien de l’appareil et assure la liaison électronique entre le boîtier et la tête par l’intermédiaire d’un câble blindé.





Comment fonctionne un détecteur de métaux ? 

Le principe de fonctionnement du détecteur de métaux est basé sur le fait que le métal est conducteur. Les détecteurs de métaux fonctionnent par transmission d'un champ électromagnétique à partir de la tête de détection (disque) en direction du sol. Ce champ se déstabilise à l'approche d'un objet métallique (cible), générant un signal audio qui alerte le prospecteur. De l'état de la minéralisation dépendent les performances de votre détecteur de métaux. En effet, les détecteurs de métaux réagissent selon la surface des objets, pas selon leur masse; c'est pourquoi, plus l'objet est large, mieux il est détecté.


  • Le boîtier de commande : C'est là qu'est généré le signal de transmission, et que le signal de réception est traité et converti en une réponse cible.


  • La tête de détection (disque) capte le champ électromagnétique et avertit l'utilisateur (le prospecteur) en produisant une réponse cible.


  • La cible peut être n'importe quel objet métallique susceptible d'être détecté par un détecteur de métaux. Les cibles indésirables sont généralement ferreuses (attirées par un aimant) telles que des clous mais elles peuvent être également non ferreuses telles que des capsules de bouteilles. Si le détecteur de métaux est réglé de sorte à rejeter les cibles indésirables, aucune réponse ne sera alors produite pour ces cibles. Par contre, si une bonne cible (acceptée) est détectée, alors le détecteur de métaux va produire une réponse audible, tel qu'un signal sonore ou une modulation de tonalité. De nombreux détecteurs de métaux proposent aujourd'hui un affichage visuel des informations cibles.


L’utilisation du détecteur de métaux
La prospection proprement dite consiste à balayer le terrain avec la tête de détection le plus près possible du sol, en opérant de larges arcs de cercle.


 

 

LES PRINCIPAUX TYPES DE DETECTEURS DE METAUX    


Les détecteurs terrestres sont les plus utilisés. Ils permettent de prospecter les bois, les prés, les labours... La plupart des disques sont étanches pour permettre des recherches dans l’eau.


Les détecteurs aquatiques sont entièrement submersibles (prospection sous-marine).


Les détecteurs grosses masses sont basés sur les mêmes principes mais permettent par leurs caractéristiques accrues de détecter des volumes plus importants à de plus grandes profondeurs (plusieurs mètres !).


Les détecteurs de poche de la taille d’un paquet de cigarettes sont utilisés dans des endroits difficilement accessibles, les antiquaires les utilisent pour sonder les meubles, les services d’ordre pour la dissuasion et la sécurité. Les propointeurs aident à localiser les cibles dans le sol.

 



LES AIDES A LA DETECTION  


               

 

Les cartes anciennes permettent de connaître la configuration d’une commune, d’une région, d’un département sur plusieurs décennies  voire plusieurs siècles. Parmi les plus célèbres, citons la Carte de Cassini (1683 à 1744) à l’échelle du 1/86400e (1 cm = 864 m), puis la carte d’état-major (1818 à 1881) au 1/80000e (1 cm = 800 m).

Les cartes récentes, les plus utilisées sont celles de l’Institut Géographique National (IGN). Elles existent à de nombreuses échelles, mais la mieux renseignée est la carte au 1/25000e (1 cm = 250 m). Cette carte est une vraie mine de renseignements concernant la topographie (relief), l’hydrographie (cours d’eau), la toponymie (noms de lieux), l’occupation des sols (vignes, vergers, bois...). Régulièrement réactualisées, ces cartes permettent un très bon repérage sur le terrain.


Les archives : Depuis 1970, les archives des communes de moins de 2 000 habitants sont consignées aux Archives départementales. Ces dernières apportent des renseignements très anciens et dans des domaines très diversifiés (l' origine de la commune, organisation et vie administrative, vie religieuse, économie et société...Y figurent également  les plans cadastraux, les cartes et plans anciens, les gravures et photographies.

Les musées : Outre leur rôle pédagogique et leurs visites thématiques, les musées disposent de bibliothèques sur des sujets très précis (époques gallo-romaine, médiévale, révolutionnaire...).

L’histoire localeQuelle région, quel village n’a pas eu au cours des siècles son heure de gloire grâce à un personnage illustre, un événement historique, un site, un monument au passé chargé d’histoire ? On trouve toujours un érudit, un curé, un instituteur, une association pour retranscrire les faits et en conserver le souvenir. Ou chercher ?  Aux Archives, en Mairie, dans des librairies spécialisées, au sein d’associations de protection du patrimoine, de foire aux livres, de brocantes...


Les photographies aériennes sont essentiellement utilisées pour la conception ou la mise à jour de cartes ou de plans. Elles révèlent quantités d’éléments de toutes natures, souvent invisibles depuis le sol et non cartographiés. Elles permettent d’observer non seulement l’état actuel de la zone photographiée, mais quelquefois aussi son histoire ! Car les sols gardent en mémoire pendant des années, voire parfois des siècles, les transformations qu’ils ont subies et qui n’échappent pas à l’objectif photographique.